01 novembre 2008
Appel aux jeunes !
Ce site vous partage mon expérience de vie d’homme engagé. J'aimerais tant vous alerter voire vous libérer de la désespérance, de la haine et de l’indifférence qui vous menace.
Il est urgent de découvrir le trésor unique d’une infinie beauté qui vous habite, tous.
C’est l’heure d’apprendre à vivre, à être et à aimer ! C’est une spirale créatrice d’amitié, un combat pour être soi, une conquête de la seule vraie Liberté. Cette amitié va permettre de sauver notre dimension spirituelle, de lutter contre l’isolement et la loi : « diviser pour régner », de retrouver l’espérance… et le chemin vers Dieu.
Cette espérance nous soutient quand il n’y a plus d’espoir. Elle est dans la nuit, une simple étoile qui nous dit : "marche, risque et crois".
Gérard Delas
02 novembre 2008
Livre "Chrétiens Sauvons l'Amour"
Mon livre, "Chrétiens Sauvons l'Amour!" qui est un peu mon testament pour notre jeunesse, vient de paraître aux éditions Amalthée. 
N'hésitez pas à le commander en librairie, sur le net en cliquant sur l'image, ou directement chez l'éditeur...et à le diffuser à vos amis.
Gérard Delas
03 novembre 2008
Espérance !
« Et moi, je suis avec vous jusqu'à la fin des temps.» Matthieu (28, 20)
Aujourd'hui, les liens de la société se distendent. L'isolement et la non communication poussent aux fusions à deux où la tendresse est absente. De nombreux couples se brisent, souvent dans la haine, au point que beaucoup d'hommes et de femmes hésitent à se marier. Le bel amour n'est ni visible ni appris. Les vraies amitiés se font rares et c'est grave pour les jeunes qui ne peuvent découvrir leur être profond (*). Ils grandissent dans une société qui favorise le matérialisme, l'individualisme, l'irresponsabilité, la lâcheté, le refus du pardon, la violence sans limite, en un mot l'orgueil.
Quant à notre Église, elle entre dans un Samedi Saint qui sera ressenti comme une longue absence de Dieu parce que les hommes Lui ont lâché la main. Seuls « les enfants de Marie et Joseph », nourris par I'Evangile, percevront dans la nuit profonde l'étoile d'espérance et son message : «Marche, risque et crois ! » Ces apôtres passionnés d'amitié, actifs et courageux, permettront la formidable victoire de l'Amour du Christ.
En attendant, pour tenir dans cette nuit sans Dieu, il est urgent de retrouver le message profond et oublié du Jeudi Saint : « Désormais je vous appelle mes amis. » Répondons à Jésus que nous le choisissons à notre tour pour ami. Multiplions partout des « foyers » brûlant d'amour pour Lui. Ils redonneront à Dieu sa place centrale dans notre vie. Nous y apprendrons à aimer comme le Christ nous a aimés, mais aussi le courage d'être soi. Nous serons bouleversés par la tendresse, celle qui régnait au coeur de la Sainte Famille. Elle est le fruit d'une communion entre les êtres, instant merveilleux où nous percevons la présence de Dieu. Ces foyers d'amour formeront une foule d'apôtres de l'amitié, allumeurs d'espérance. Ils seront des lieux de réconfort pour ceux qui n'en peuvent plus et de consolation pour notre Dieu-Ami, mais aussi des bastions de résistance au pire des esclavages : l'inexistence spirituelle de l'homme, le « non-être ». Ils permettront enfin à notre jeunesse de découvrir l'amour d'amitié !
Gérard Delas
(*) « Tu n'existes que par tes liens. » Saint-Exupéry
L'amour d'amitié
L'amitié n'est pas à confondre avec camaraderie et « copinage », relations plus ou moins intéressées ou fusionnelles. Nous parlons ici de celle que Jésus a proposée a ses apôtres le Jeudi Saint.
Une amitié véritable ne peut s'établir que lorsque nous avons décidé de «nous aimer comme le Christ nous a aimés ». Nous entrons alors dans la spirale créatrice d'amitié : Vivre, Etre et Aimer ... Elle nous entraîne à construire du beau ensemble, à découvrir nos désirs ardents, à nous obéir dans un abandon toujours plus grand, à être responsables les uns des autres et à marcher main dans la main avec Jésus.
Nos personnalités, grâce à ces amitiés, se révèlent sans fin. Et plus nos êtres grandissent, plus nous devenons beaux, purs, porteurs de joie, nobles, audacieux, libres, prêts à tout ... pour les autres et pour Dieu. Cela est possible si nous maîtrisons nos orgueils en « redevenant comme des petits enfants ». Le seul moyen d'y parvenir est d'apprendre, dans chaque amitié, à être I'un pour l'autre, mère, père et petit enfant.
Un chemin d'amitié naît lorsque, après un long temps d'apprivoisement, deux êtres s'ouvrent et se rencontrent au coeur. Dans un moment de grande émotion I'un des deux s'abandonne, corps, tête et coeur, parfois dans les larmes, tel un enfant dans les bras d'une mère. La miséricorde et la tendresse sont là. Cette amitié va grandir sans cesse, même au travers de crises suivies de vrais pardons. Ancrée en Jésus, dans le partage de sa Parole et de son Eucharistie, toute amitié est une relation qui permet la communion de nos personnalités uniques. Nous y prenons conscience de nos responsabilités maternelle et paternelle entre nous mais aussi pour Jésus, en particulier à chaque messe à la consécration et à la communion où II continue de s'abandonner comme à Bethléem aux « Marie et Joseph » que nous devrions tous être pour Lui.
Comme il est difficile de partager cet amour d'amitié en ce monde ! Le Malin la déteste, il fait tout pour briser nos liens. Et pourtant, combien d'hommes et de femmes, jeunes ou moins jeunes, aimeraient tant s'engager sur ce beau chemin d'espérance et de liberté !
Nos amis nous entraînent :
* à cultiver l'espérance pour pouvoir continuer à marcher dans la nuit,
* à nous protéger contre l'orgueil, les jugements, la jalousie, la médisance voire la calomnie,
* à trouver dans chaque amitié la juste relation au corps pour qu'il rayonne la tendresse,
* à vivre de plus en plus dans la confiance, l'abandon et la responsabilité,
* à grandir en liberté d'être selon la graine divine incarnée en nous le jour de notre conception,
* à être, chacun, un tout petit du Père auquel Il pourra confier une part de sa paternité,
* à aimer l'Esprit Saint comme la « Mère » et à Lui demander le don de compassion,
* à choisir chaque jour Jésus pour ami,
* à prendre conscience que nous sommes « image et ressemblance » de Dieu.
* à oser, alors, nous offrir en hostie du Christ.
Ils apprennent aussi à chacun :
* à être vrai toujours, sans jamais trahir les secrets confiés,
* à ne plus dire « oui mais » et à donner sans compter,
* à rire ou à pleurer, comme un gosse,
* à se reconnaître à la fois « saint et salaud »,
* à marcher sur ses peurs,
* à ramer à contre-courant, seul s'il le faut,
* à traverser sa « cordillère » pour ses amis,
* à quitter, partir, risquer, comme Abraham, sans savoir où la route conduit,
* à devenir un « fou de Dieu » !
Gérard Delas
Approfondissement de nos amitiés
Pour approfondir sans cesse chacune de nos amitiés, nous avons .besoin de contemplation avec Jésus et de communication profonde entre nous. Si nous recherchons ces deux rencontres, nous sommes entraînés dans des actions co-créatrices avec Dieu, qui correspondent à nos désirs ardents. Mais pour cela :
* II s'agit de créer de toute urgence des équipes d'amis, véritables écoles où l'amitié s'apprend. C'est celle que Jésus a enseignée à ses apôtres pendant trois ans. C'est celle, aussi, qui a permis à l'aviateur Guillaumet de sortir vivant de la Cordillère des Andes, en plein hiver, après cinq jours de marche, dans la nuit, la neige et le froid.
* II faut ensuite apprendre la miséricorde, comme celle de Dieu pour nous : être miséricordieux « soixante-dix fois sept fois », c'est-à-dire vivre sans cesse la compassion, le pardon, la tendresse et cesser de juger les autres. Nous pourrons alors répandre l'amitié et l'espérance dans tous nos lieux d'engagement : Famille, travail, politique et religion.
* Il faut enfin, pour que les amitiés ne tombent pas en panne, avoir le courage jusqu'au risque du conflit de démasquer :
- l'orgueil et les voix menteuses du Malin,
- le matérialisme, l'égoïsme, la lâcheté, l'abandon de la liberté au profit de la sécurité,
- le paraître destructeur des personnalités.
- les coupures anciennes et cachées qui empêchent la communion,
- les trois péchés vraiment mortels : la désespérance, l'indifférence et la haine.
Quand les associations, communautés, séminaires, équipes paroissiales (*) ou autres mouvements d’Eglise deviendront de vrais foyers d'amitié, ceux-ci rayonneront intensément l'amour de Dieu. Ainsi enracinés dans la prière et donc fortifiés, ils témoigneront de leur joie de vivre, d'être et d'aimer. Ils seront capables de tisser des liens avec tous les hommes de toutes races, croyants ou non. Notre Christ a tellement besoin de cette nouvelle évangélisation par l'amitié pour que l'Amour, la Foi et l'Espérance demeurent sur notre terre !
Et n'oublions pas :
* Chaque personne doit comprendre que chaque amitié est unique. A ce titre la comparaison est un piège qui déclenche la jalousie. Nous ne pouvons avoir les mêmes affinités et la même intimité avec tout le monde.
* Si au nom d'une amitié, nous nous coupons d'une autre amitié ou de notre conjoint, c'est que nous ne sommes plus dans l'amour. Il est évident que pour des personnes mariées, l'engagement dans un foyer d'amitié doit se faire en couple.
* L'amitié proposée ici n'est possible que si dans chacune de nos relations à deux, nous sommes trois : «Toi, moi et Jésus ».
(*) Nos prêtres ont tellement besoin de « sept » amis hommes et de sept amies femmes . . .
Gérard Delas
Les foyers d'amitié
Grâce à cet
approfondissement de I'amour d'amitié, le feu du Christ se répandra sur la
terre. Partout naîtront des foyers d'amitié, dans les mouvements ou communautés
mais aussi en nos villages et nos quartiers. Dans ces foyers, chacun aura son
travail, sa famille, son autonomie, ses engagements politiques, sociaux ou
religieux. Ces équipes compteront un effectif inférieur ou égal à douze.
En dessus de ce nombre la communion sera plus difficile à atteindre
et à conserver. Elles se constitueront de préférence
autour d'aspirations, motivations et goûts communs. Chacun acceptera avec un
profond désir :
- de
prier ensemble, lire et incarner la Parole de Dieu, vivre l'Eucharistie et
adorer le Saint-Sacrement, sinon les amitiés seront en danger de « tourner
en rond » puis de s'éteindre,
- de
vivre des temps forts ensemble : repas, marches
deux par deux, pèlerinages à pied, fêtes de
I'amitié ...,
- de
se pousser à réaliser chacun son désir ardent personnel, Il
pourra en résulter la naissance de « cordées d'amitié
».
Gérard Delas
Les Cordées d'amitié
« Là où vous êtes deux ou
trois réunis en mon nom, je suis au milieu de vous » Matthieu
(l8, 20)
Dans ces foyers d'amitié, nous deviendrons
de nouveaux apôtres dont Jésus a un besoin urgent. C'est là que nous
apprendrons à expérimenter la vertu espérance qui nous
permettra de tenir ferme dans les moments difficiles. Après une longue école
d'amitié et d'approfondissement de nos vocations personnelles, nous
découvrirons peut-être un ou deux amis ayant des goûts et désirs ardents
complémentaires. Ensemble, avec ces « amis de coeur » nous
entrerons dans une nouvelle spirale créatrice : Communication,
Action, Contemplation.
Chaque cordée,
consciente de sa responsabilité vis à vis de ceux
qu'elle rencontrera, sera le bras, la parole et le regard créateurs du Père.
Elle vivra, dans des actions concrètes inspirées par l'Esprit Saint, la joie et
le combat victorieux du Christ. Elle réveillera la dimension spirituelle et
l'espérance en ceux qu'elle rencontrera grâce à son amitié
gratuite.
S'engager « à deux ou
trois », unis non par intérêt mais par amour pour l'être
humain et pour Dieu qui i'habite, est une assurance de désarmer notre ivraie et
de rayonner l'Amour divin. Les cordées marcheront sur un sentier difficile,
peut-être dans une grande pauvreté, mais emportées par la « folie » des
amoureux de Dieu. Elles témoigneront de l'urgence et de la beauté de l'amitié.
Gérard Delas
La vocation du célibataire
Cessons de
présenter la vocation chrétienne selon deux chemins : le
mariage ou le célibat consacré. Avec un tel regard comment considérons-nous les
personnes qui vivent un célibat non choisi ? Quelle place
leur donnons nous ? Leur souffrance est déjà si grande pour
trois raisons principales :
- l'absence
de maternité ou paternité physique,
- la
non-reconnaissance de leur état de vie qui fait naître en elles un sentiment
d'échec et un doute sur ce qu'elles sont,
- la
solitude au quotidien.
Redécouvrons qu'il n'y a en fait qu'une grande vocation en réponse à l'appel de Jésus : « Aimez-vous les uns, les autres comme je vous ai aimés ». . . c'est la vocation de I'amitié. Dieu, en Jésus le Jeudi Saint, nous a choisis pour amis. Et nous, l'avons-nous choisi à notre tour pour ami ?
Notre baptême
est le premier grand oui en réponse à son appel. Toute
notre vie est un chemin de liberté pour redire ce oui :
*Oui à vivre
une relation d'enfant bien aimé avec le Père, dans la confiance et l'abandon,
*Oui à être
mère et père pour Jésus, l'enfant de Bethléem et le crucifié du Golgotha qui
s'abandonne à nous en chaque Eucharistie,
*Oui à laisser l'Esprit de Tendresse rayonner à travers nos corps et à nous offrir en nourriture avec Jésus à tous nos frères pour créer une grande communion d'amis «par Lui, avec Lui et en Lui ».
Nous devons
aider les célibataires à redécouvrir cette vocation fondamentale de
I'amitié, consacrée par leur baptême. Elle leur ouvrira un si beau chemin de
vie et de liberté !
Sur ce chemin de
don, un couple pourra se former, mais par surcroît et non par une recherche
intentionnée et permanente d'un conjoint. Cette recherche troublerait toutes
les relations d'amitié. Si les célibataires s'abandonnent à l'amour
du Christ, alors leur célibat, au lieu d'être une croix qui les paralyse,
devient une chance pour se donner à temps et à contre
temps. Ils peuvent enfin vivre maternité et paternité pour Jésus qui a un grand
besoin d'être aimé dans ce monde sous l'emprise du Malin. Ils pourront ensuite
vivre cette maternité et cette paternité avec toutes les personnes qu'ils
choisiront pour amis. Leur amour n'aura pas de limite, et « leur joie sera parfaite ». Oui,
faisons découvrir cette si belle vocation à toutes les
personnes seules qui souvent se croient délaissées. En ces temps où notre monde
vit dans une grande souffrance, elles seront pour Jésus des apôtres de l'amitié
qui ouvriront les cœurs par le rayonnement de leur tendresse. »
Véronique
Guibert
Evangéliser
« Le
Seigneur nous a envoyés évangéliser les hommes. Mais as-tu déjà réfléchi à ce que c'est
qu'évangéliser les hommes ? Evangéliser un
homme, vois-tu, c'est lui dire : Toi aussi, tu es
aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus. Et pas seulement le lui dire, mais le
penser réellement. Et pas seulement le penser, mais se comporter avec cet homme
de telle manière qu'il sente et découvre qu'il y a en lui quelque chose de
sauvé, quelque chose de plus grand et de plus noble que ce qu'il pensait, et
qu'il s'éveille ainsi à une nouvelle
conscience de soi. C'est cela, lui annoncer la
Bonne Nouvelle.
Tu ne peux le faire qu'en lui offrant ton amitié. Une amitié réelle,
désintéressée, sans condescendance, faite de confiance et d'estime profondes.
II nous faut aller vers les hommes. La tâche est délicate. Le monde des hommes est un immense champ de lutte pour la richesse et la puissance. Et trop de souffrances et d'atrocités leur cachent le visage de Dieu. II ne faut surtout pas qu'en allant vers eux nous leur apparaissions comme une nouvelle espèce de compétiteurs. Nous devons être au milieu d'eux les témoins pacifiés du Tout-Puissant. des hommes sans convoitises et sans mépris,capables de devenir réellement leurs amis. C'est notre amitié qu'ils attendent, une amitié qui leur fasse sentir qu'ils sont aimés de Dieu et sauvés en Jésus-Christ. »
Saint François d'Assise, selon Eloi Leclerc
Notre grande espérance : la libération des coeurs !
«Ayant
aimé les siens qui sont dans le monde, il les aima jusqu'au bout. » Jean
13
Aujourd'hui, Jésus, l'Enfant de Noël, a
besoin de notre amitié. C'est l'heure de la nouvelle évangélisation. Oui, si
nous propageons vite la tendresse divine, il n'y aura plus de guerres entre les
religions. Et dans la nuit sans étoiles, devant notre amour rayonnant, une
foule d'incroyants diront de nouveau : « Voyez
comme ils s'aiment ! » Alors ils
viendront vers nous avec un désir brûlant de retrouver le bel amour perdu.. . et
ils rencontreront Dieu !
Après ce long
Samedi Saint, quand ce sera l'heure du Père, surgira la grande Pâque. La croix du Christ délivrera nos coeurs prisonniers et
l'Enfer sera détruit ... N'est-ce pas
cela l'apocalypse ? Le Christ triomphant paraîtra dans sa
gloire. Alors nous découvrirons notre beauté divine, chacun brillant comme un
soleil. 
Nous serons éblouis les uns par les autres, ensemble dans le Coeur de
Dieu. Oui, après la grande épreuve, nous serons tous sauvés. Tous les hommes
depuis Adam et Eve seront la et tous les anges aussi. Nous ne devons plus
douter de la victoire absolue de notre Père. N'est-ce pas là, au fond de nous,
notre très grande Espérance ?
Gérard Delas





